
Un décodeur de préjugés sexistes pour plus d’égalité entre les genres et d’inclusion dans le monde du travail
Le 8 mars, c’est la Journée internationale de la femme et, cette année, elle sera placée sous le signe de la solidarité entre les femmes et les hommes. Plus de 100 ans après sa première édition, la lutte mondiale pour plus de liberté et d’égalité en faveur des femmes reste cruellement nécessaire. Les chiffres mondiaux officiels – y compris du Forum économique mondial – montrent qu’il reste un fossé à combler en matière de rémunération, d’éducation et de santé pour les femmes par rapport aux hommes. Malheureusement, la violence à l’égard des femmes reste également un point d’attention important.
On a du pain sur la planche sur le marché du travail
Selon Mimouna Mahdaoui, Senior Manager DE&I Strategy chez StepStone, la pénurie de main-d’œuvre actuelle est le cadre idéal pour enfin œuvrer envers une plus grande égalité, diversité et inclusion dans nos entreprises. « Aujourd’hui, les entreprises de tous les secteurs recherchent désespérément de nouveaux talents », explique-t-elle. « Les offres d’emploi prolifèrent, alors que l’offre de nouvelle main-d’œuvre est limitée. Dans le même temps, au sein de StepStone, nous remarquons que les rôles assignés en fonction du genre sont encore trop figés dans de nombreux secteurs. Par exemple, on constate une surreprésentation des femmes dans des secteurs comme les services sociaux et les soins de santé, alors que les secteurs manufacturiers demeurent un bastion masculin. Il est donc urgent d’accélérer la cadence pour promouvoir l’égalité des genres. »
Mimouma cite un exemple pour illustrer ces propos : « Les chiffres du Forum économique mondial sur la présence des femmes dans les conseils d’administration montrent que la Belgique a atteint un score de 30,7 % en 2020. Il n’y a pas de quoi être fiers ! ».
Égalité salariale et protection sociale F/H
Outre l’ouverture d’esprit dans le processus de sélection et de recrutement, selon Mimouna, l’amélioration des conditions de travail, de rémunération et de protection sociale pour les femmes comporte des défis majeurs. Elle cite quelques enjeux concrets : « Ces enjeux incluent, entre autres, une réduction du nombre d’années de carrière requises pour une carrière complète, y compris les périodes chômées, un congé parental et un crédit-temps mieux rémunérés (pour les femmes et les hommes) et une meilleure répartition des congés thématiques. La multiplication des structures familiales – avec de plus en plus de familles monoparentales – exerce une pression supplémentaire sur la réalisation de ces points d’action. »
Le décodeur de préjugés sexistes : lutter contre la discrimination sexuelle à la source
Dans la pratique, la discrimination fondée sur le sexe dans les procédures de sélection reste un problème tenace. Pourquoi cette résistance ? « Souvent, les coupables sont des offres d’emploi dites genrées, ou des publicités qui placent certains mots-clés à connotation masculine ou féminine », explique Mimouna. « Une récente enquête britannique de Totaljobs (2020-2021) a appliqué le décodeur de préjugés sexistes pour passer en revue 1 000 000 offres d’emploi et plus de 2 millions de termes liés au genre. Force est de constater qu’il reste encore un long chemin à parcourir vers un langage égalitaire, car dans de nombreux secteurs et niveaux d’emploi, les termes directeurs sont ancrés dans l’inconscient collectif. Ainsi, les hommes sont encore majoritairement dirigés vers des secteurs tels que la science, l’automobile et la banque/les assurances, tandis que les femmes se retrouvent principalement dans l’éducation, les soins de santé et les services publics. »
Une vérité qui dérange mise à nu
Selon Mimouna, le décodeur de préjugés sexistes, développé et promu par StepStone aujourd’hui, révèle une vérité qui dérange. « L’utilisation inconsciente de termes genrés renforce les modèles de rôle classiques sur le marché du travail et empêche les candidats de sortir de ces carcans pour se développer d’un point de vue professionnel. Par exemple, nous constatons que dans les offres d’emploi à prédominance masculine, l’accent est souvent mis sur des termes liés au leadership actif, au travail autonome et aux défis liés à la hiérarchie, tandis que dans celles à prédominance féminine, l’accent est davantage mis sur des qualités professionnelles plus douces avec une nuance chaleureuse et attentionnée. Par ailleurs, nos recherches montrent que le terme ‘congé de maternité’ est utilisé deux fois plus souvent dans les offres d’emploi que le terme neutre ‘congé parental’. »
Selon Mimouna, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que cette approche continue à produire des candidats prévisibles. « Aidés d’employeurs et de recruteurs engagés, nous pouvons inverser ces tendances. Notre décodeur de préjugés sexistes y apporte une précieuse contribution ! »
Tester le décodeur de préjugés sexistes
Vous souhaitez passer vos offres d’emploi au peigne fin à l’aide du décodeur de préjugés sexistes pour un résultat neutre ? C’est possible ! En effet, StepStone met cet outil gratuitement à disposition, dont l’une des fonctionnalités intéressantes consiste en une base de données de synonymes neutres pour les mots genrés. Cependant, cet outil est disponible uniquement en anglais à l’heure actuelle.
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