7 conseils pour affûter vos compétences de leadership

Le manager parfait n’existe pas. Pour assurer un bon encadrement de ses collaborateurs·rices, un manager se doit de jongler avec de nombreuses compétences (personnelles). Pour couronner le tout, la pandémie de coronavirus et les mesures sanitaires n’ont pas facilité cette tâche, bien au contraire. À l’ère post-corona, les compétences de gestion classiques sont de plus en plus remises en question.

Cauchemars mettant en scène un manager

Si un bon manager joue un rôle positif majeur dans le bien-être mental de ses collaborateurs·rices, l’inverse est malheureusement tout aussi vrai. C’est, en tout cas, ce qu’indique clairement une enquête que StepStone a menée en novembre 2021 auprès de plus de 1 700 employé·e·s belges. Sur la base de leurs réponses, nous constatons que les dirigeant·e·s des entreprises belges doivent consentir un effort supplémentaire, comme en témoigne le nombre d’employé·e·s qui font des cauchemars à propos de leur manager qui était de 1 sur 3. Par ailleurs, pas moins de 74 % des répondant·e·s ont avoué vouloir changer de manager. Et par rapport à une enquête similaire en 2019, le nombre de personnes (31 %) qui ont sollicité une aide professionnelle pour des problèmes psychologiques a doublé.

Aucune amélioration

Pour le reste, il ne semble pas y avoir d’amélioration par rapport à la situation trois ans auparavant. En effet, dans l’enquête de 2019, 1 employé·e sur 4 confirmait avoir des cauchemars fréquents à propos de son manager et 1 sur 5 évitait tout contact en dehors du lieu de travail. Les trois formes les plus inacceptables de comportement managérial étaient le comportement irrespectueux (49 %), s’attribuer le mérite du travail de quelqu’un d’autre (44 %) et favoriser quelqu’un (38 %). On constate également avec étonnement que les employé·e·s attribuaient à leur manager une note moyenne de 5,9 sur 10, tandis que les managers s’attribuaient eux-mêmes une note de 7,5 sur 10.

Managers stressés

Dans son enquête la plus récente, StepStone a également interrogé environ 250 managers pour savoir comment ils jugeaient leur travail en ces temps troublés.

Près de 6 managers sur 10 estiment que leur travail est stressant. En conséquence, 1 manager sur 5 a déjà sollicité une aide professionnelle pour améliorer son bien-être mental. Et ils étaient tout aussi nombreux à ne pas se sentir suffisamment bien préparés à mener des entretiens d’embauche. À l’instar des employé·e·s, 23 % des répondant·e·s ont indiqué qu’ils·elles faisaient (ont déjà fait) régulièrement des cauchemars à propos de leurs collaborateurs·rices.

En route vers un bon leadership !

S’ils donnent matière à réfléchir, ces chiffres ne devraient pas pour autant constituer un obstacle pour inverser la tendance. Au contraire, dans la nouvelle normalité du travail hybride, il est essentiel de continuer à investir dans les compétences que doit posséder un manager moderne. Nous résumons les 7 compétences principales à maîtriser :

  1. Être un·e coach

    Un manager qui n’intervient que lorsque ses collaborateurs·rices commettent des erreurs et dicte comment les tâches doivent être abordées est voué à l’échec. Un manager talentueux opte pour un coaching continu – au lieu d’un entretien d’évaluation annuel obligatoire – et accorde suffisamment d’attention à son équipe, également par le biais de contacts informels. Un·e coach engagé·e mène à des collaborateurs·rices engagé·e·s.
     
  2. Créer une atmosphère de travail sûre

    Un environnement de travail dans lequel le respect et la confiance mutuels sont présents fait ressortir le meilleur des collaborateurs·rices. Une atmosphère de travail sûre implique également que les collègues n’ont pas peur de commettre des erreurs. Après tout, c’est en faisant des erreurs qu’on apprend. En tant que coach, vous encouragez vos collaborateurs·rices à travailler en équipe et vous recherchez le consensus en cas de divergences d’opinions.

  3. Accorder sa confiance et déléguer

    Un bon manager a tout intérêt à s’entourer de collaborateurs·rices qui s’y connaissent mieux que lui. Ensuite, son rôle consiste à canaliser cette expertise afin que toute l’équipe obtienne de meilleurs résultats. En effet, les collaborateurs·rices qui peuvent déployer leur savoir-faire de manière autonome se montrent beaucoup plus productifs·ves, impliqué·e·s et motivé·e·s.

  4. Communiquer clairement et prêter une oreille attentive

    De nombreux managers ne prêtent pas une oreille assez attentive à leurs collaborateurs·rices ou donnent un retour insuffisant ou incorrect. Conséquence ? Des collègues manquant de confiance errant dans l’entreprise sans direction. Pour construire une relation manager-collaborateur·rice solide, il est crucial que les plaintes ou les problèmes soient traités rapidement et de manière ciblée. Cela inclut également les critiques constructives, car cette approche garantit une croissance personnelle.

  5. Être intègre et honnête

    Les chiffres cités ci-dessus montrent que les employé·e·s sont allergiques aux managers qui s’attribuent ou favorisent le travail de quelqu’un d’autre. Et ils·elles ont raison, car un bon manager n’agit pas par intérêt personnel, mais a pour mission de créer un environnement de travail inspirant et d’aider les employé·e·s à se dépasser. Laissez donc de côté les petits jeux de manipulation et adoptez un esprit d’équipe !

  6. Oser poser des choix difficiles

    Diriger une équipe ou un département n’est pas toujours de tout repos. Le leadership peut être assez stressant et nécessite parfois de prendre des décisions difficiles. Cela implique de prendre des risques et d’oser commettre des erreurs et les reconnaître. Après tout, jouer la sécurité n’aidera pas le département ou l’entreprise à long terme.

  7. Investir dans l’apprentissage tout au long de la vie

    En raison de l’évolution rapide du marché du travail, notamment des avancées technologiques, l’apprentissage tout au long de la vie est devenu essentiel. Les travailleurs·euses demandent à améliorer leurs connaissances professionnelles par le perfectionnement et la reconversion. En tant que manager, vous orientez ces ambitions dans la bonne direction, par le biais d’outils adéquats et de formations.