Que fait un consultant en gestion du changement ?

Dans notre section "Une Profession Originale", nous vous présentons des personnes qui ont un job interéssant, unique ou atypique. Aujourd'hui, c'est au tour de Joris , Consultant en gestion du changement !


05.11.2018

Que fait un Consultant en gestion du changement ?


Joris Elegeert

Âge:
41 ans

Fonction:
Consultant en gestion du changement au sein de sa propre entreprise Small Change – essentiellement actif en Afrique et Jamaïque

Depuis:
3 ans

Jos précédents:
Change Manager auprès de l’Agence Belge de Coopération au Développement

Formation:
Master en histoire – spécialisation Moyen Âge, master complémentaire de coopération au développement

Quand les gens entendent votre titre de fonction, que pensent-ils que vous faites ?

« La plupart des gens ne parviennent pas à s’imaginer ce que je fais ou pensent que je suis consultant au VDAB. Le terme ‘gestion du changement’ donne un début d’explication, mais ce en quoi cela consiste et la raison pour laquelle je dois souvent me rendre à l’étranger, reste un gros point d’interrogation pour la plupart.

 

En quoi consiste précisément votre travail ?

« Tout dépend du projet. Si je pars à l’étranger, il s’agit le plus souvent de coopération au développement : le but est de voir comment nous pouvons améliorer le fonctionnement d’un secteur particulier – par exemple le secteur agricole au Congo ou le secteur énergétique au Rwanda. Ma tâche consiste à aider les différents acteurs – ministères, instances publiques, ONG – à mieux exécuter leur mandat. Cela commence par une analyse : quelles sont les choses qui se passent bien, quels sont les soucis et quelles en sont les causes. »

« Il faut souvent rechercher les causes dans la manière dont les processus internes ont été organisés et dans la volonté et la capacité des personnes à exécuter correctement ces processus. Il y a donc lieu d’une part de revoir ces processus et d’autre part de former, coacher et impliquer les personnes dans le processus de changement. »

« C’est ma spécialisation : je ne suis pas un expert en énergie ou en justice, mais je sais par contre comment implémenter de manière optimale les compétences au sein d’une organisation. Je n’exécute pas moi-même le parcours de changement, mais je détermine les actions nécessaires et j’oriente les équipes qui le font. Il m’arrive régulièrement de faire des adaptations, car on ne peut jamais prédire avec précision la façon dont une organisation va évoluer. Il s’agit d’un processus d’essai, d’apprentissage et d’adaptation. »

Pourquoi avez-vous choisi ce métier, qu’est-ce qui vous attirait le plus ?

« Ce qui me fascinait énormément, c’est la façon dont les personnes sont conditionnées par le contexte dans lequel elles travaillent. Dans des situations où le manager est très directif et où les procédures sont très strictes, les gens n’oseront par exemple plus prendre d’initiatives. Je trouve qu’il est passionnant d’étudier cela et de voir comment on peut faire évoluer une telle situation dans une autre direction. »

Pouvez-vous nous révéler quelque chose que peu de gens savent à propos de votre job ?

« Lorsque je dois me rendre en Jamaïque pour une mission, les gens pensent parfois que je suis à la plage pendant deux semaines. Alors que je vois surtout l’intérieur des bureaux. Le fait d’atterrir dans une culture complètement différente rend les voyages passionnants. En Jamaïque, la culture est par exemple très machiste, ce qui se reflète dans les manières de diriger. On ne peut dès lors jamais considérer la gestion du changement sans tenir compte du contexte d’un pays, cela donne une dimension supplémentaire à mon job. »

Quels sont les talents nécessaires pour faire ce que vous faites ?

« Les compétences personnelles sont très importantes, comme par exemple pouvoir bien observer, écouter, analyser et respecter les visions et coutumes locales – même si vous n’y adhérez pas toujours. Il faut en outre bien entendu disposer des aptitudes théoriques nécessaires : connaissances des modèles de management et d’organisation, des méthodologies, … »

Quels aspects de votre job trouvez-vous moins intéressant ?

« Je trouve toujours très chouette de me retrouver très loin, même si j’aime de moins en moins être en déplacement. Sans oublier qu’un parcours de changement amène parfois son lot de frustrations. Certainement lorsque le manager ne sait pas ce qu’il veut et que cela vous empêche d’avancer. »

 

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Que vouliez-vous devenir quand vous étiez jeune ? Et en quoi votre job actuel y correspond ?

« Je souhaitais devenir pilote dans l’armée. Le côté aventurier était donc déjà présent. Lorsque j’avais quinze ans, j’ai même passé des tests. Mais j’avais de l’asthme, j’ai donc dû abandonner ce projet. »

 

 À quel niveau de salaire peut-on s’attendre dans ce job ?

« En tant qu’indépendant, je gagne actuellement quasi autant que lorsque je travaillais pour les pouvoirs publics. Je suppose que mon salaire est comparable à celui d’autres types de consultants, même si le salaire d’un consultant IT est sans doute plus élevé. »

Votre job vous permet-il d’avoir un bon équilibre vie privée-vie professionnelle ?

« Depuis que je suis indépendant, mon équilibre vie privée-professionnelle s’est amélioré, parce que tout est beaucoup plus délimité. Si je suis à l’étranger, je travaille constamment. Mais quand je suis en Belgique, la pression du travail est plus basse et je peux facilement aller chercher mes enfants à l’école. Je tâche également de limiter à deux semaine les périodes où je suis à l’étranger, et de passer ensuite une à deux semaines à la maison. C’est faisable pour notre famille et j’ai ainsi assez de temps sur place pour faire mon travail. Je passe donc au total un peu plus de la moitié de mon temps à l’étranger. »

 

Quel est votre rêve d’avenir au niveau professionnel ?

« Je n’ai pas de plan de carrière bien défini, mais je souhaite continuer à essayer de nouvelles choses, suivre mes passions et apprendre. Je me lasse rapidement, c’est pourquoi j’aime parfois pouvoir emprunter une route secondaire. Le fait que ce soit possible est l’un des plus chouettes aspects du statut d’indépendant. À Madagascar, j’ai par exemple mis en place un projet d’énergie renouvelable. Ce n’est actuellement pas rentable, mais j’apprends beaucoup sur le sujet et c’est cela qui m’intéresse. La gestion du changement restera toujours une passion mais ce n’est certainement pas la seule : l’histoire, la généalogie, il y a tellement de choses qui me passionnent. Peut-être que je m’y consacrerai encore un jour. »

 

Quel est le meilleur conseil de carrière que vous puissiez donner aux autres ?

« Tâchez de ne pas trop planifier votre carrière, car ce que vous trouvez intéressant aujourd’hui pourrait bien ne plus vous passionner demain. De plus, le contexte change : certains jobs n’existeront plus dans dix ans ou se feront tout à fait autrement. Et il y aura peut-être de nouveaux jobs qui vous iront comme un gant. Garder les yeux ouverts et continuer à apprendre est donc très important. Si vous êtes malheureux dans votre job, n’y restez certainement pas, mais cherchez autre chose. »

 

 

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