Une Profession Originale: le Chief Happiness Officer

Que fait un Chief Happiness Officer?
Dans "Une profession originale", nous vous présentons des gens avec des jobs intéressants, uniques ou atypiques. Aujourd'hui, c'est le Chief Happiness Officer!

StepStone
Charlotte Verschaeren

Âge :
28 ans

Fonction :
Chief Happiness Officer chez iBizz – qui fait partie du groupe Cronos – à Kontich.

Depuis :
1 an environ

Emploi précédent :
Recrutement et vente

Formation :
Candidature en psychologie

 

 

Qu’est-ce que les gens pensent que vous faites quand ils entendent le titre de votre fonction ?

« Souvent, ils sourient, sans avoir aucune idée de ce que cela signifie. Si la conversation s’approfondit, mes explications suffisent souvent à faire le lien avec les ressources humaines et la politique de bien-être. »

 

Et que faites-vous donc exactement ?

« Je me préoccupe du bien-être et du bonheur des employés, au sens large du terme. Contrairement à l’approche classique de la politique de bien-être au travail, je pars d’un point de vue positif. Je ne cherche donc pas à savoir comment nous pouvons, par exemple, réduire le taux d’absentéisme, mais je prends des mesures avant que le problème ne se pose. Le principe de base, c’est qu’il faut mettre le talent des gens à profit au bon endroit, trouver une bonne adéquation entre leur travail et ce qu’ils aiment vraiment faire. Cela signifie que je cherche parfois un nouveau poste, soit dans l’entreprise, soit au sein du groupe, pour un employé. Nous n’attendons jamais un moment fixe d’évaluation pour donner ou demander un retour d’information. Par le biais d’un système de chat interne – utile dans une entreprise où travaillent principalement des consultants – nous communiquons entre nous presque quotidiennement. Cela réduit considérablement l’obstacle que peuvent représenter certaines questions et cela favorise la communication. »

 « De plus, j’organise régulièrement des événements d’équipe, afin que nos consultants puissent nouer des contacts et entretenir de bonnes relations entre eux. J’essaie aussi de rendre le travail plus agréable avec des petites choses comme des fruits frais au travail ou un après-midi de yoga. Et parfois, je m’inspire du moment et j’offre à tout le monde une glace quand il fait beau. Souvent, le bonheur est dans ces petites choses, ou dans les évidences. Arrêter de travailler à l’heure, prendre l’air pendant la pause déjeuner, faire une partie de baby-foot durant pause, … Je veille donc à ce que les gens prennent soin d’eux-mêmes et maintiennent un équilibre sain entre leur travail et leur vie privée. »

 

Pourquoi avez-vous choisi ce métier, qu’est-ce qui vous attire le plus ?

« J’avais déjà travaillé dans le domaine des RH, mais j’avais l’impression que sur le terrain, on accordait que peu d’attention aux questions les plus évidentes et qui me paraissent très importantes : de la lumière du jour dans les espaces de travail, plus de flexibilité de travail ou établir une relation de confiance. À ce poste, je peux adopter une approche très large de l’aide sociale et offrir une valeur ajoutée dans divers domaines. En outre, j’ai la chance de pouvoir façonner ma fonction moi-même. J’adore mon travail. »

 

Comment en êtes-vous arrivé là ? Comment s’est déroulée la procédure de recrutement ?

« Après avoir voyagé pendant un an, j’étais prête à commencer à travailler. Une connaissance qui travaillait déjà ici m’a dit qu’ils cherchaient quelqu’un. Il n’y avait pas de poste vacant bien défini, mais on m’a permis de passer pour une entrevue. On a surtout parlé de mes centres d’intérêt, de ce que je fais le mieux et de ce que j’aime faire. Mon sens de l’initiative a été décisif : j’ai été engagée et on m’a donné l’occasion de développer ma fonction sur mesure.

 

Y a-t-il un aspect de votre fonction que peu de gens connaissent ?

« Comme je module moi-même ma fonction, il y a beaucoup de place pour l’improvisation et la réflexion en dehors des sentiers battus. Le bonheur est dans les petites choses, et il faut savoir s’y arrêter. Quand il fait beau, on se retrouve à l’extérieur par exemple. Récemment, j’ai lu un article sur une entreprise qui avait introduit un chien de compagnie. Certains peuvent penser que c’est une idée folle. Mais si cela rend les gens plus heureux, pourquoi pas ? »

 

 

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Qu’est-ce qu’un Chief Happiness Officer doit savoir faire ?

« Dans tous les cas, il faut avoir le courage de prendre l’initiative et arriver à mettre le doigt sur ce dont l’organisation et les employés ont besoin. Il faut anticiper les choses avant qu’elles ne soient visibles, sentir l’ambiance, voir la différence entre ce que les gens racontent et ce qu’ils expriment. Une bonne dose d’empathie est donc certainement utile. »

« Les gens me demandent parfois si je dois toujours être joyeuse tout le temps, mais ce n’est vraiment pas le cas. Il arrive à tout le monde d’avoir une mauvaise journée, la perfection n’existe pas. Il faut savoir l’admettre aussi je pense. »

 

Quels sont les aspects les moins intéressants ou les moins amusants ?

« Je n’ai rien qui me vient directement à l’esprit, sincèrement… Mais s’il faut vraiment trouver quelque chose, c’est peut-être que les résultats de mon travail sont difficiles à mesurer.

 

Que vouliez-vous devenir quand vous étiez petite ? Et comment votre travail s’y retrouve-t-il ?

« Chanteuse ! Mais quand j’étais à l’école secondaire, mes ambitions ont graduellement évolué vers la psychologie. J’ai fait mes études et mon travail actuel s’inscrit parfaitement dans ce contexte. »

 

Travaillez-vous en équipe ?

« Nous faisons partie d’un groupe important et le département RH de coordination fait partie d’une entreprise différente. Je travaille donc seule et je me considère plus ou moins comme le lien entre les travailleurs et la direction. »

 

Quel est le niveau de salaire d’un Chief Happiness Officer ?

« Le salaire est comparable à celui d’un HR Business Partner : j’ai certaines responsabilités, mais je ne suis pas ‘manager’ et je ne gère pas une équipe.

 

Votre travail vous permet-il de concilier travail et vie privée ?

« Certainement. Comme je suis les employés de près, la charge de travail est répartie sur l’année. Je peux aussi travailler où je veux – à la maison, au bureau, à l’extérieur, etc. Et nous avons des horaires glissants. J’essaie de donner l’exemple et de m’arrêter à temps. Et après 18h, je désactive toujours les notifications de ma boîte de courriel.

 

Quelles sont vos ambitions sur le plan professionnel ?

« De façon générale : j’aimerais que plus d’employeurs comprennent l’importance d’avoir des employés heureux et osent briser le sens unique traditionnel établi entre l’employeur et l’employé. L’idée que, en tant qu’employé, on a surtout à être reconnaissant d’avoir un salaire, est maintenant vraiment dépassée. Sur le plan personnel : je veux continuer à apprendre et à évoluer. »

 

Quel est le meilleur conseil de carrière que vous ayez reçu ?

« C’est un cliché, mais il faut rester soi-même. Soyez qui vous êtes vraiment et faites ce que vous aimez faire. Le succès s’obtient en misant sur vos propres forces. J’entends par là le succès au sens large du terme. Réussir, pour moi c’est être heureux. »

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