Travailler dans un environnement international : rien que des avantages

Nous sommes de plus en plus nombreux à travailler dans un environnement international où différentes cultures se côtoient. Nous avons demandé à plusieurs personnes de nous parler de leur expérience.
D'un atout linguistique à plus de créativité en passant par une bonne dose d'ouverture d'esprit. Travailler avec des nationalités et des cultures différentes procure un grand nombre d'avantages. Arkasha, Aagje et Nasimiyu en font également l'expérience.

Arkasha (29 ans) travaille en tant que journaliste et rédacteur indépendant.

Arkasha

Écrire est possible partout. Cet été, je travaille à Barcelone. J’ai déjà vécu ici pendant un certain temps et j’effectue actuellement à des recherche pour un sujet qui se déroule ici. Je travaille dans un lieu de travail partagé, avec principalement des Espagnols, mais aussi des Argentins et des Américains. Ce sont tous des profils créatifs : du graphiste à l’écrivain, en passant par le photographe et le vidéographe.

C’est enrichissant de voir à quel point nous travaillons tous différemment. Les Belges, comme moi, sont plus enclins à la planification. Tout est convenu dans les moindres détails. Les Espagnols, les Argentins et les Brésiliens travaillent plus librement. Ils n’essaient pas d’anticiper les problèmes, comme nous le faisons, mais ils les résolvent lorsqu’ils surviennent. Cela signifie que les problèmes surgissent plus rapidement. En tant que Belge, je trouve parfois cela difficile à comprendre. J’ai envie de dire : “On s’y attendait”. Mais d’autre part, cela les rend plus flexibles et les problèmes sont résolus de manière plus créative que les Belges.

Les Américains, par contre, misent plus sur les échanges d’idées et le réseautage. Ils investissent également une grande partie de leur temps dans des projets personnels. Par exemple, ils écrivent un article sur quelqu’un qu’ils admirent, ou ils font une série de photos d’un endroit qu’ils aiment, ce sans qu’il y ait un commanditaire ou que cela leur rapporte de l’argent. Ces projets sont souvent très créatifs et leur rapportent de nouveaux clients.

Travailler avec différentes nationalités m’a appris que l’approche belge n’est pas la meilleure. Peut-être qu’elle fait prospérer l’entreprise, mais elle n’assure pas sur le plan humain. La pensée occidentale voit les gens asservis par l’économie, plutôt que l’inverse. Dans une entreprise flamande archaïque, tout est plus distant. Chacun fait son travail et on fixe un moment pour se rencontrer pour discuter des affaires courantes.

C’est différent dans les cultures du Sud. En Espagne, tout est un peu plus confus. Les gens s’interrogent mutuellement au sujet de leur travail, s’assoient à côté de vous, réfléchissent avec vous et vous aident à aller de l’avant tout de suite. Les gens osent faire de belles choses, c’est un peu enraciné dans la culture. J’ai fait réaliser mon site internet kash.be par des gens que j’ai rencontré ici. En Belgique, je ne connais personne qui aurait pu le faire de cette façon.

Cela se voit aussi dans l’architecture, le graphisme et les musées de Barcelone, par exemple. Je trouve cela très rafraîchissant. Nous pensons trop rapidement de façon ‘casée’ et choisissons trop vite la sécurité, au lieu de faire ou de créer quelque chose qui nous rend heureux ou qui fait vraiment la différence. En Belgique, tout pourrait être un peu plus ludique et audacieux.

 

Aagje Borms (34), exploite le club de plage Bocadero à Anvers avec deux partenaires.

Aagje Borms

Avec Werner Vennen et David Gyssens, je gère le Bocadero. Notre équipe est composée de 72 nationalités différentes. Nous travaillons avec le VDAB et Group Intro pour que des gens issus de pays comme le Pakistan et l’Afghanistan qui viennent d’arriver en Belgique puissent travailler rapidement. Souvent, ces personnes avaient une fonction complètement différente dans leur pays d’origine. Chez nous, ils commencent au bas de l’échelle : à la vaisselle ou au nettoyage. Cela ne me semble pas évident, mais nombreux sont ceux qui s’accrochent et consolident leur situation après l’été grâce à notre référence en trouvant un bon emploi permanent. Souvent, ils sont ici sans famille et ils connaissent peu de gens. Sur le lieu de travail, on voit se nouer des amitiés très étroites, c’est vraiment beau.

En plus d’offrir aux réfugiés une chance de travailler, nous faisons de notre mieux pour motiver les chômeurs belges de longue durée à se remettre au travail. Nous employons aussi beaucoup d’étudiants, qui peuvent travailler ici de manière flexible. Ces trois groupes réunis impliquent que nous travaillons tous les jours avec de nombreuses cultures et nationalités. Tout le monde est différent, mais je pense que les atouts sont liés au caractère plutôt qu’à l’origine. Toute personne qui fait du bon travail peut revenir l’année suivante et évoluer chez nous.

Travailler avec d’autres cultures et nationalités vous apprend à regarder le monde avec un esprit ouvert, dans le respect des origines et de la culture de chacun. Il y a un grand sentiment de solidarité parmi le personnel. Cela peut paraître étrange, mais à partir du moment où le service commence, tout le monde est ‘Bocadero’ et nous formons une équipe soudée. Quelle que soit votre origine. On l’a fortement remarqué lors de la Coupe du monde de cet été. Tout le monde supportait le pays de l’autre.

Travailler avec des cultures différentes est un réel enrichissement. Cela peut être un vrai succès, comme notre entreprise le prouve chaque jour. En 2018, nous avons reçu le prix ” Entreprise inclusive ” du Groupe INTRO, et nous en sommes, bien sûr, très fiers.

 

Nasimiyu (27 ans) est International Sales Support chez StepStone.

International Sales Support Team

Mes racines sont au Kenya, mais mes parents étaient expatriés. J’ai vécu presque partout pendant mon enfance : Angleterre, Allemagne, Danemark, Espagne, Italie…. Nous sommes arrivés en Belgique quand j’avais quatorze ans. Après mes années d’études aux Pays-Bas, je suis retourné à Bruxelles pour y travailler. Actuellement, je travaille chez StepStone depuis un an et demi. En tant que International Sales Support, je travaille avec 138 pays différents. J’ai les contacts les plus fréquents avec l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Autriche et les Pays-Bas.

Travailler avec des cultures différentes ne m’a pas seulement appris ce qui se passe dans d’autres pays. Cela m’a aussi aidé à mieux me connaître moi-même. Je suis, de nature, quelqu’un d’introverti et cela ne facilite pas toujours la communication avec certaines cultures. J’ai constaté que parfois je dois oser me lancer et que faire preuve de plus d’empathie aide à trouver des solutions.

Pour mes contacts français, par exemple, un petit bavardage informel est très important. Ils vous demanderont toujours comment s’est passé votre week-end. En cas de problèmes ou de discussions, les choses sont aussi toujours plus émotionnelles. Au début, je ne savais pas comment y faire face et j’avais tendance à prendre les critiques personnellement. En attendant, je sais combien il est important de défendre une position rationnellement et de ne pas se laisser emporter par les émotions.

Pour moi, les contacts allemands communiquent très différemment. Ils sont très directs et disent clairement et tout de suite ce qu’ils attendent. Ils vont toujours à l’essentiel. Les collègues britanniques, par contre, sont très informels et polis. Ils vous donnent l’impression que vous leur rendez service, même si vous ne faites que votre travail. Quand vous leur fournissez des informations, ils vous enverront toujours des remerciements. Ayant fait mes études aux Pays-Bas, j’ai dû m’habituer à ce style. Cela me paraissait un peu inefficace au début, mais c’est leur façon de montrer leur gratitude et leur respect. À long terme, on apprend qui a besoin de quelle approche et on s’adapte en conséquence.

Mes collègues aussi ont une expérience internationale. Ils savent ce que signifie vivre ou travailler dans un autre pays. C’est un grand avantage et nous nous sentons très bien ensemble. Je ne voudrais pas me retrouver complètement isolé dans une entreprise où tout le monde a les mêmes antécédents.

Il m’a fallu un certain temps avant de m’autoriser ce lien avec mes collègues. Au Kenya, l’interaction entre la direction et le personnel est plutôt formelle et il y a une vraie concurrence entre collègues. J’ai dû apprendre que ce n’est pas le cas ici et qu’il est possible  d’établir des contacts étroits avec vos collègues. Que faire des erreurs ne signifie pas la fin du monde et qu’il vaut mieux exprimer son opinion. Après sept ans en Belgique, je suis heureux de m’enraciner ici. Enfant, je n’avais pas d’attaches. Nous ne sommes jamais restés au même endroit plus de deux ans.

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