Comment se déroule une journée de travail d’un Diable rouge ?

Nous aussi le voulions savoir, donc on l'a demandé à Dr. Philippe Rosier, health & performancemanager chez l'Union Royale Belge des Sociétés de Football-Association.
Être la plus grande star sur le terrain ? Cela ne vient pas spontanément. Pour commencer la coupe du monde dans les meilleures conditions, nos Diables sont soumis à un programme quotidien bien orchestré : eat, train, sleep and repeat.

8h30 : Le petit-déjeuner

Dr. Philippe Rosier.

L’heure à laquelle la journée des Diables commence, dépend de la date et de l’heure de leur prochain match. « Nous avons plusieurs plannings », 

explique le Dr. Philippe Rosier, responsable santé et performance de l’Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA). « Quel jour sommes-nous ? Jour -3, -2 ou -1 du match ou jour +1, +2, +3, … du match ? Le timing est un élément décisif. En plus, chaque joueur a ses propres points d’attention et priorités. Les joueurs prennent généralement le petit-déjeuner vers 9h du matin. Mais s’il n’y a pas de séance d’entraînement en matinée, le petit-déjeuner deviendra souvent un brunch tardif. Le petit-déjeuner est servi sous forme de buffet : différentes sortes de graines, de céréales, de noix, de pain, de plats à base d’œufs, des fromages, de la viande et du poisson, des fruits… Bref, tout ce qu’un vrai Belge a l’habitude de manger, mais sous forme d’un buffet légèrement plus complet. »

 

11h : entraînement 

Après le petit-déjeuner, les Diables commencent le premier entraînement de la journée mais pas sans se préparer convenablement. « Les bons tapes musculaires sont appliqués, les muscles sont chauffés… Notre équipe compte quatre massothérapeutes occupés à temps plein. Chaque jour, 20 séances de massage d’une heure sont organisées. » Après les soins, c’est l’heure du premier échauffement. « Tous les Diables se retrouvent dans la salle de gym pour des exercices de stabilisation et de force afin d’encore mieux équilibrer leur corps. Ces exercices sont eux aussi adaptés en fonction des besoins individuels des joueurs. S’ensuit un entraînement collectif d’environ 1,5 heure pendant lequel l’entraîneur se concentre principalement sur des exercices techniques et tactiques. »

 

12h30u : Le déjeuner

Après l’entraînement, il est temps de recharger les batteries. « Le déjeuner est également servi sous forme de buffet. Outre un vaste buffet comprenant des plats froids – des légumes, des salades et plusieurs sortes de viande et de poisson – il y a aussi un buffet chaud avec de la viande, du poisson, environ quatre plats de légumes chauds et plusieurs sources de glucides comme des pâtes, des pommes de terre, du riz et du quinoa. » Mais ne vous faites pas d’illusions, de vastes buffets n’impliquent pas automatiquement que les footballeurs mangent tout et n’importe quoi. « Tout dépend de l’intensité de la journée. Lors d’une journée d’entraînement intensive, ils ont par exemple besoin de plus de glucides que lors d’une journée de repos. Les joueurs savent très bien ce qu’ils peuvent manger ou pas. Et si besoin, nous adaptons leur régime. »

 

14h : entraînement ou repos

Plus la date du match approche, moins il y aura d’activités organisées dans l’après-midi. Le responsable santé : « Juste avant un match, le repos et les soins sont très importants. Les joueurs ont tout à leur disposition pour se reposer et se vider la tête : billard, jeux de cartes, tennis de table, musique… Plus tard dans la journée, une séance tactique en groupe est organisée avec une analyse de l’entraînement, du dernier match et du match prochain. Ensuite suivent les séances obligatoires de la FIFA autour de thèmes comme le dopage, le trucage de matchs… » Nos Diables sont donc eux aussi soumis à des formalités administratives.

 

Bartel Dewulf.

19h : Le dîner

Le soir, les Diables rouges peuvent se régaler lors d’un vaste buffet. Bartel Dewulf, le chef des Diables rouges, choisit toujours des produits biologiques et locaux. « La nourriture détermine 50% de votre santé », précise le chef. « Je connais l’origine de tout ce que nous servons et je garantis toujours la meilleure qualité. » Les frites, les sauces à la crème ainsi que l’alcool sont bannis du menu des Diables rouges. « L’impact sur les performances ne doit pas être sous-estimé », confirme le Dr. Rosier. « Les Diables boivent de l’eau et … de l’eau. » Une petite bouteille de bulles après une victoire ? Les Diables devront attendre la fin de la coupe du monde.

 

23h30 : Au lit !

La Fédération du Football accorde une grande importance à la qualité du sommeil. Avant d’aller au lit, juste avant minuit, les Diables reçoivent une dernière séance de massage des muscles. Le matelas et la literie sont adaptés en fonction des besoins de chaque joueur. « Même les vêtements de nos joueurs sont personnalisés. Alors pourquoi devraient-ils dormir dans un lit standard ? » explique le Dr. Rosier. « Vu le nombre de match à jouer sur une courte période, le sommeil est trop important. Mieux on dort, mieux on récupère et plus on est en forme. Cela mène automatiquement à de meilleures performances. Spécialement pour la Coupe du monde nous avons envoyé en Russie des caillebotis de qualité supérieure. Sur place, ces caillebotis sont réglés selon l’anatomie et les besoins de chaque joueur. »

 

Nous souhaitons beaucoup de succès aux Diables rouges lors de la Coupe du monde en Russie !

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