Qui travaille derrière les tribunes du football ?

Ils ne sont pas sur le terrain. Mais sans eux... pas de match ! À l'ombre du ballon rond, incontournable à l’occasion de la Coupe du monde : toute la lumière sur quelques fonctions moins connues du monde du football.
Pendant la Coupe du monde en Russie, tous les projecteurs seront braqués sur les joueurs et les entraîneurs des 32 équipes en lice pour le titre mondial. Pourtant, ils ne sont pas seuls à s’activer. Il y a énormément de fonctions moins connues dans le monde du football. Dirk Piens, Kris Perquy et Patrick Orlans travaillent dans l'ombre du ballon rond.

Les joueurs et l’entraîneur tout le monde les connaît. Mais qui sont tous ces gens actifs derrière les tribunes ? StepStone a enquêté au sujet  des emplois moins connus de l’un des sports les plus populaires au monde : le football. Du psychologue sportif au directeur de la sécurité, du service vert à la gestion des matériaux en passant par le directeur général du club. On ne les voit pas (souvent) à l’écran, mais sans eux… pas de match !

 

« La barre est placée très haut en termes de sécurité, et c’est nécessaire. »

Dirk Piens est directeur de la sécurité, des infrastructures et de l’organisation du club AA Gent. Pendant des années, il a été chef de service dans un hôpital de Gand. À l’âge de cinquante ans, il a changé de carrière et s’est retrouvé dans le monde du football. Il travaillait alors déjà en freelance à la sécurité dans le stade depuis 25 ans.

Dirk Piens.

« Mon travail ? Je suis responsable de l’infrastructure du club de football, de la gestion du personnel qui y travaille et de l’organisation du match. Nous avons pas moins de 12 terrains de football avec un mélange de gazon artificiel et d’herbe sur lesquels une équipe de 5 employés – les greenkeepers – travaillent à plein temps. »

« Après le drame du Heizel, la barre a été surélevée en termes de sécurité. À juste titre. Pour chaque match, il y a non seulement 20.000 supporters dans les tribunes, mais aussi 1.100 « collaborateurs en mission » : stewards, préposés au parking, gardiens, traiteurs, journalistes, photographes, pompiers, policiers, etc. Ils sont tous répertoriés et accrédités. »

« Mon rythme de travail est planifié en fonction des rencontres. C’est un calendrier chargé et on attend beaucoup de flexibilité de ma part. Mais il y a aussi des moments de repos dans une saison de football et j’ai une super équipe de quelques 100 personnes – pour la plupart bénévoles – avec qui il est possible de travailler efficacement. »

« Je suis présent lors de chaque match à domicile. Pour les matchs en Europe, je suis l’équipe en déplacement. Je trouve ces voyages dans d’autres stades très intéressants.  Je reste ainsi au courant des nouvelles tendances et des développements dans le domaine de l’infrastructure et de la sécurité. Je serai en Russie pour la Coupe du Monde, j’y ai donné rendez-vous à un collègue. »

« L’approche de la sécurité là-bas diffère-t-elle de la nôtre ? Oui, l’accent est mis encore davantage sur la sécurité et des mesures plus rigoureuses sont prises immédiatement. En Russie, il y a des caméras munies d’un logiciel de reconnaissance faciale dans les stades. Tous les spectateurs sont filmés et ceux qui sont interdits de stade ne sont pas admis. En Belgique, il existe une culture encore fort tolérante et ouverte. Nous travaillons de manière plus préventive. »

 

« Le plus grand défi est de respecter le budget chaque année. »

Patrick Orlans.

Le football n’est pas seulement une question de performance sportive. Il y a aussi une composante commerciale importante, comme l’explique Patrick Orlans, directeur général de KV Ostende. « Je suis le fils d’un nom bien connu du foot (Richard Orlans, ndlr) qui a joué 21 matches internationaux avec les Diables Rouges. Ma mère était une vraie « commerciale » et je suis moi-même un croisement de ces deux profils » (rires).

« Le directeur d’une équipe de football est responsable de l’organisation générale. Outre la partie sportive, sous les feux des projecteurs et gérée par le directeur sportif, le football présente aussi un important aspect commercial, moins visible et moins bien connu du grand public. »

« Au KV Ostende, une trentaine de personnes travaillent à l’aspect commercial du sport. Nous avons besoin de générer 17 millions d’euros de revenus annuels et nous avons aussi besoin de 9 millions d’euros sous forme de sponsoring, chaque année. »

« Il n’y a pas de journée « normale » dans mon travail. Il y a beaucoup de réunions et de moments de concertation. J’ai un rôle de supervision avec les employés de l’équipe commerciale. En plus, je suis aussi sur la route pour rendre visite aux clients. Si une équipe de football n’est pas obligée de générer un bénéfice, elle ne peut pas non plus se permettre d’être en perte. Le plus grand défi pour un directeur général est donc de respecter le budget chaque année. Jusqu’à présent, nous avons toujours réussi à le faire. »

 

« Environ un joueur de première classe belge sur trois est accompagné d’un coach. »

Kris Perquy.

Kris Perquy est psychologue du sport et travaille pour la Fédération belge de football depuis près de dix ans. 

« J’élabore des programmes de formation en psychologie. Leur but est, entre autres, de former des entraîneurs aux aspects mentaux du sport. Je travaille également sur plusieurs autres projets pour la Fédération de football, et j’accompagne les joueurs et les entraîneurs aux prises avec des questions ou des problèmes divers. Pour les entraîneurs, il s’agit de cibler la communication, la motivation de l’équipe ou la gestion du stress. Les joueurs viennent généralement renforcer leurs capacités mentales, poser des questions relatives à la gestion des défaites ou à la communication avec l’entraîneur. »

« Pendant 20 ans, j’étais consultant en gestion. Je suis passé du monde des affaires au monde du sport il y a dix ans. À l’époque, le rôle d’un psychologue ou d’un coach dans le sport n’était pas aussi bien connu ou répandu. Ce n’est plus le cas désormais. »

« Près d’une équipe de première classe sur trois en Belgique travaille en collaboration systématique avec un coach psychologue. Ce dernier est présent une à deux demi-journées par semaine au club. Des sessions en équipe sont organisées et il y a aussi du temps prévu pour des entretiens individuels. Le coach est donc un psychologue qui travaille avec le club, et donc aussi avec le personnel technique pour s’assurer des conditions optimales pour les joueurs. Il y a dix ans, on ne s’adressait à un psychologue que de façon réactive quand, par exemple, il y avait des problèmes avec un joueur en particulier. Désormais, la collaboration est structurelle. »

« Un psychologue sportif ne doit pas être présent durant le jeu. Pour la Coupe du Monde en Russie, il n’y aura pas de psychologue sur place pour les Diables Rouges. Toutefois, la Fédération de football travaille structurellement avec cinq psychologues du sport, à l’écoute et « derrière » les différentes équipes : les Red Flames, les Yellow Flames, les diablotins et les Diables rouges. »

Il ne fait aucun doute que nos Diables sont bien entourés. Espérons que cela se traduise par d’excellents résultats ! En tous cas, nous aussi nous sommes derrières eux ! #redtogether

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