Pourquoi les jobs de vacances sont-ils favorables à votre carrière

Non seulement un job de vacances ou de weekend rapporte un complément bienvenu, mais saviez-vous qu'il peut aussi stimuler votre future carrière ? Trois PDG nous parlont de leurs premières expériences profesionnelles.

Annick Van Overstraeten (PDG de Lunch Garden) a travaillé comme étudiante dans un magasin de vêtements et comme hôtesse.

Annick van Overstraeten

Ma passion pour le commerce de détail a vu le jour durant ma jeunesse. Dès l’âge de seize ans, je travaillais comme vendeuse dans un magasin de vêtements tous les samedis. Le contact avec les clients, les belles pièces qui me passaient entre les mains… J’ai vraiment adoré ça. Même à l’époque, j’avais un faible pour les beaux vêtements. Je dépensais donc l’argent gagné presque aussi rapidement.

Plus tard, durant mes études d’économie à la KU Leuven, j’ai combiné mon job de vendeuse avec celui d’hôtesse à l’université. Parfois au grand désespoir de mes parents. Ils estimaient qu’il valait mieux consacrer plus de temps à mes études qu’à tout ce travail. En tant qu’hôtesses, nous étions responsables de l’accueil des visiteurs à l’université. On assurait des visites guidées en trois langues, on s’occupait du protocole…. Cela m’a mis en contact avec des gens très différents : du facteur aux seniors en passant par les professeurs et des ministres étrangers. En 1985, j’ai même eu l’occasion d’accueillir le pape. Nous étions présentes à toutes ces réunions. En tant qu’hôtesses bien entendu, mais on y entendait tout ce qui était dit : ce sont des expériences inoubliables qui m’ont beaucoup appris. Comment faire face à des questions ou des problèmes inattendus, par exemple.

Le travail d’hôtesse m’a aussi apporté de l’expérience et une certaine confiance au niveau organisationnel. J’ai appris à quel point il est important de bien se préparer et que souvent, ce sont les petits détails qui font la différence. En tant qu’hôtesse, il fallait toujours être très belle : avec un chapeau rouge et un chemisier blanc. J’en tiens encore toujours compte dans ma carrière. Une apparence soignée est très importante pour faire une bonne première impression. Si je pouvais recommencer à zéro, je suivrais exactement le même parcours. En fait, j’ai toujours préféré travailler plutôt que d’étudier. Le travail produisait des résultats instantanés : un meilleur chiffre d’affaires en magasin ou un visiteur satisfait après une visite de l’université…. C’était très gratifiant. Les études par contre, c’était quelque chose qu’il fallait faire.

L’ultime conseil carrière d’Annick Van Overstraeten : “N’ayez pas peur de travailler ! Et faites ce que vous aimez faire. On est généralement meilleur dans ce qu’on aime faire et on va toujours un peu plus loin. Cela fait une grande différence en termes de carrière.”

 

Joost Baert (PDG d’AZ Klina) revient sur son travail de vacances en tant que moniteur de voile.

Adolescent, je passais les mois d’été avec mes grands-parents sur la côte. Aussi souvent que je le pouvais, je faisais du surf et de la voile. Quand j’ai eu la possibilité de travailler comme moniteur de voile pendant les vacances scolaires, je n’ai pas hésité. Faire ce que l’on aime faire et être payé pour le faire : que rêver de mieux ?

On dit parfois que le bon sens prévaut sur les grandes théories commerciales. Eh bien, je suis convaincu qu’une grande partie de mes compétences actuelles en termes de gestion sont celles que j’ai apprises en tant que moniteur de voile. Les sports collectifs vous apprennent à travailler ensemble. Si vous voulez obtenir un bon résultat sportif, cela implique une partie importante de stratégie. C’est pareil dans la vie professionnelle. En tant que moniteur de voile, ma tâche consistait à enseigner aux enfants une part de connaissances théoriques et d’autres plus techniques. Il fallait les encourager à apprendre quelque chose afin qu’ils passent leurs examens à la fin de la semaine de camp. Par moments, c’était un numéro d’équilibriste. D’une part, je voulais être le bon copain et m’assurer que tout le monde s’amuse. D’autre part, je devais être suffisamment autoritaire et orienté vers les résultats pour que le matériel reste intact, et que tout le monde fasse attention pendant les moments d’instruction. Un enfant avait besoin d’être abordé calmement, l’autre avec plus de contrôle ou une approche plus directive.

Joost Baert

Cette faculté d’empathie m’est toujours utile aujourd’hui, parce qu’en fait, ce n’est pas différent dans le monde des affaires. L’époque de la gestion verticale est révolue et il n’existe pas de recette miracle ou unique pour une bonne gestion. Aujourd’hui plus que jamais, il est important de donner aux employés l’espace et le temps de se développer et de les inspirer à le faire, comme c’était possible à l’époque au camp de voile.

L’ultime conseil de Joost Baert : “Le plus beau fruit n’est pas accroché à l’endroit où se trouve la foule. En combinant différentes expériences et diplômes, vous vous rendez unique. J’ai moi-même travaillé comme neurologue pour enfants pendant plus de 20 ans avant de devenir PDG de cet hôpital. Osez vous éloigner de la voie classique et assimiler autant que possible ce qui fait carburer la société. Les emplois de vacances sont particulièrement instructifs à cet égard.”

 

Sven Marinus (PDG de Sodexo en Roumanie) avait un job de vacances dans une usine de bouchons.

Sven Marinus

Pendant mes années d’études, j’ai travaillé dans une usine de bouchons. J’étudiais l’ingénierie des affaires à l’époque et je trouvais intéressant de faire l’expérience du monde des affaires. Pendant les trois années de mon travail de vacances, j’ai assumé des rôles très différents. J’ai travaillé dans le département informatique et commercial, mais aussi dans l’usine. Chacune de ces expériences m’a beaucoup appris. Grâce au travail à la chaîne, j’ai pu expérimenter ce que cela signifie d’être dans un environnement de production. Il m’a été utile de faire l’expérience réelle de la monotonie du travail et du travail de nuit (éprouvant). Cela m’a également incité à poursuivre mes études et donc à augmenter mes chances sur le marché du travail par la suite. Dans les départements informatique et commercial, j’ai vu comment certains modèles théoriques que j’avais vus pendant les cours étaient appliqués dans la pratique. J’ai pu m’en servir et participer à des analyses. Cela m’a confirmé dans mon choix d’études.
En tant que PDG, je pense qu’il est très important d’être capable de comprendre les différents rôles au sein de l’entreprise : que fait le travailleur, l’employé administratif, l’employé des ventes… Vous devez savoir ce que cela signifie d’être dans l’atelier, ce qui se passe dans le restaurant d’entreprise… À cet égard, mes expériences d’étudiant me sont encore très utiles aujourd’hui. 

Le conseil ultime de Sven Marinus : “Les Belges ne réalisent pas toujours les atouts dont ils disposent. Avec notre connaissance des langues, on devrait avoir un peu plus d’assurance. Vous rêvez d’une carrière internationale ? Misez plus loin que votre propre pays pendant vos études : avec un stage, un job de vacances ou une période d’études à l’étranger par exemple. Je suis moi-même allé au Brésil avec AFS quand j’avais dix-sept ans. Une expérience inoubliable qui m’a ouvert un tout nouveau monde. Faire une expérience internationale pendant vos années d’études peut vous donner un joli coup de pouce pour gravir les échelons dans le monde du travail.

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