J’ai vaincu le cancer : « grâce au soutien de mon employeur, j’ai récupéré plus rapidement »

Le soutien des collègues et de l’employeur peut faire une différence énorme pendant la maladie. Lorsque Goedele a dû affronter un cancer du sein, son employeur s’est révélé être son plus grand supporter.

En mars 2016, quelques mois à peine après avoir commencé à travailler pour Renson en tant que représentante, Goedele a reçu des nouvelles inquiétantes de son médecin de famille. « Il soupçonnait que quelque chose n’allait pas du tout », dit Goedele. « Il fallait faire des examens approfondis pour savoir exactement ce qui se passait.

Deux mois plus tard à peine, j’ai appris que je devais me faire opérer et qu’ils pensaient à un cancer. Au travail, je venais de terminer ma période de formation. Je n’avais pas encore fait mes preuves. Ce n’était pas exactement le début que j’avais imaginé. De plus, personne ne pouvait me dire si tout serait ‘réglé’ après l’opération. Cette incertitude n’a pas facilité les choses. »

 

L’attente du diagnostic

L’employeur de Goedele a fait preuve de beaucoup de compréhension dès le début. Goedele a planifié l’intervention juste avant les congés du bâtiment. Cela lui laissait un peu plus de temps pour récupérer.

Cependant, la bonne nouvelle qu’elle espérait ne s’est pas concrétisée. « Lorsque je suis retournée au travail en août, tout le monde pensait que tout était réglé. Mais ce n’était pas fini. Les médecins ne savaient toujours pas exactement ce qui se passait. Encore une fois, j’ai subi de nombreux examens. En attendant le verdict, j’ai continué à travailler. Cela faisait du bien. Je savais que quelque chose n’allait pas, mais cela ne changeait rien à mes capacités. J’avais encore ma place au travail. Mes collègues et ma supérieure connaissaient toute l’histoire. Je pouvais être honnête, c’était très bien. »

 

Mauvaises nouvelles

En octobre, Goedele a reçu le diagnostic et, contre toute attente, il n’était pas bon. « Pendant six mois, j’ai supposé que cela irait, et soudain, j’ai compris que je devais d’urgence me faire opérer et que je devais suivre un long traitement. C’était un coup dur. Vous réalisez que vous pouvez mourir… Cela n’a pas été facile pour moi de communiquer ce message à mon employeur. Ils m’avaient soutenu tout ce temps, et le pire restait à venir. »

Que l’entreprise cherche un remplaçant, semblait logique à Goedele. « Je venais de commencer à travailler chez eux. Dans un e-mail, j’ai fait savoir à la direction et à ma supérieure qu’ils pouvaient sans problème mettre quelqu’un d’autre à ma place. Je serais déjà très heureuse s’ils pouvaient me trouver une place après mon rétablissement. En moins de deux heures, j’avais une réponse de chacun d’eux dans ma mailbox : je faisais partie de l’équipe et je n’avais pas à me soucier de mon travail. Cela voulait dire beaucoup pour moi. À ce moment-là, mais aussi pendant ma convalescence. »

 

Garder le contact

Pendant un an, Goedele a lutté contre les cellules cancéreuses dans son corps. Renson est resté très impliqué tout au long de la période. « Ma supérieure m’avait dit à l’avance qu’elle resterait en contact, ce qu’elle a fait. Toutes les trois semaines, elle m’appelait, sans jamais parler du travail, mais juste pour savoir comment j’allais et si elle pouvait m’aider. Des collègues sont parfois passés me voir ou m’ont contacté via Facebook, l’entreprise m’envoyait régulièrement des fleurs ou une petite attention… Même mes clients compatissaient énormément. Je n’aurais jamais osé rêver qu’on me soutiendrait ainsi. »

 

Pas une évidence

Goedele est bien consciente que le soutien et la compréhension ne vont pas de soi dans toutes les entreprises.

« Les autres malades de ma génération que je connais ont presque toutes perdu leur emploi. Mais essayez de repartir de zéro… Vous avez un vide dans votre CV, vous devez commencer par retravailler à mi-temps… Je suis convaincue que les employeurs et les collègues peuvent faire office de levier. Je savais que je pourrais reprendre le train en marche après mon traitement. Cette perspective m’a énormément aidée et m’a permis de recommencer à travailler plus vite. Si vous vous attendez au pire, cela motive énormément d’être de nouveau en forme très rapidement. »

 

Le travail comme rétablissement

Les premiers mois après son traitement, Goedele a travaillé à mi-temps, mais depuis août de cette année, elle travaille à nouveau à plein régime. Et ses collègues la soutiennent toujours. « Après mon traitement, j’ai rejoint un projet de revalidation oncologique de Think Pink dans le cadre duquel nous nous sommes entraînées pour le Tour des Flandres. Un certain nombre de mes collègues ont également décidé de s’inscrire, contribuant ainsi à mon rétablissement.

Même certains de mes clients viennent me soutenir quand je fais du vélo avec mon maillot rose. Cela fait du bien. Depuis que je suis malade, je dois parfois planifier mes rendez-vous différemment. Les événements en soirée, par exemple, ne sont plus si évidents, mais le fait de voir certains clients lors des entraînements à vélo fait aussi la différence dans les liens qui se créent avec eux. Même si je ne fais pas ça pour le travail. Certaines choses changent, mais pas nécessairement en pire. »

 

Astuce de Goedele

« En tant que collègue ou employeur, vous ne savez pas quoi dire à un employé malade ? Dites-lui honnêtement que vous ne trouvez pas les mots, mais que vous compatissez, par exemple. Osez dire quelque chose, c’est si important. Et essayez de garder vos collègues à bord. Savoir que l’on reste le bienvenu au travail fait vraiment une grande différence pendant le rétablissement. »

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