Fini le blues du dimanche

La perspective d'une nouvelle semaine de travail vous rend sombre, voire un peu mélancolique ? Grâce à nos conseils, vous apprendrez à comprendre et à contrer ce blues du dimanche.
Dimanche : encore un jour pour profiter du week-end avant le début d’une nouvelle semaine de travail. En théorie du moins. Car que se passe-t-il si vous ne réussissez pas à passer ce dernier jour de congé sans soucis et si la simple pensée du lundi suffit à faire chuter votre moral ? Grâce à nos conseils, vous apprendrez à comprendre et à contrer ce blues du dimanche.

Le devoir m’appelle

La perspective d’une nouvelle semaine de travail vous rend sombre, voire un peu mélancolique ? Vous vous sentez de plus en plus stressé au fil des heures ? Alors, c’est que, comme 70% des travailleurs (selon une étude britannique), vous souffrez du blues du dimanche. Environ un travailleur sur quatre y serait même confronté chaque semaine. Des chiffres alarmants ? Selon Meredith Van Overloop, experte dans le domaine de la culture d’entreprise motivante et gérante de Triangis, ce n’est pas si mal. « Cela fait partie des nombreux inconvénients de la vie », déclare la coach.

« Nous vivons dans une culture où tout doit être ‘super chouette’, si bien que notre vision du bonheur est souvent loin d’être réaliste. Nous attendons tellement de la vie et de notre travail. Posez-vous plutôt la question : est-ce vraiment si grave de se sentir un peu sombre le dimanche ? Le blues du dimanche rappelle cette vieille sensation de « rentrée des classes ». Le devoir m’appelle. Cette idée s’accompagne d’un soupir profond ? Eh bien, c’est comme ça. »

« Il ne faut pas en faire un plat. Comparez cela au mariage. Il y a des hauts et des bas. C’est la même chose dans un travail : on a de temps en temps des petits moments de déprime. Le blues du dimanche est universel, et il n’y a aucune raison de se mettre à chercher immédiatement d’autres horizons professionnels. »

 

Un cocon rassurant

Vous avez envie de rester assis tout le dimanche dans le fauteuil, mélancolique, avec de la musique triste en fond sonore et une tasse de thé fumant à portée de main ? « Faites-le ! », dit Meredith. « Il n’y a rien de mal à se réfugier dans un cocon rassurant un dimanche où on se sent mélancolique. Il ne faut pas toujours être joyeux. Nous ne nous autorisons pas assez à ne pas être heureux pour une fois et nous avons tendance à placer la barre extrêmement haut. Et donc, on devrait aussi être joyeux le dimanche soir ? Rien n’est obligatoire. »

« Heureusement, je remarque qu’une contre-réaction est en train d’émerger progressivement par rapport à cette recherche permanente de la perfection. Ce pas vers une vie plus simple est à votre portée. La tendance des « staycations » en est une bonne illustration. Nous n’en sommes pas encore là, mais l’époque où vous deviez faire un marathon, une visite de musée et un grand barbecue au cours du même week-end sera, espérons-le, bientôt révolue. Ce serait une bonne chose à tous les égards, car ce rythme n’est tenable pour personne. »

 

Un coup de pied aux fesses

 « Tant que vous voyez que ces idées sombres s’atténuent pendant la semaine de travail et que vous trouvez un sens à ce que vous faites, vous n’avez pas trop à vous inquiéter », souligne Meredith. Vous vous torturez l’esprit plus souvent que vous ne le voudriez ? Alors il serait bon de vous attaquer au problème.

« Si vous êtes au point mort, il peut être nécessaire de vous donner un coup de pied aux fesses. Votre attitude peut traduire un mode de pensée négatif : l’habitude de penser à ce qui ne va pas bien. Une fois que vous réalisez que c’est vous qui suscitez ces pensées sombres, vous pouvez adopter un mode de réflexion différent. Pour ce faire, déplacez volontairement votre attention sur ce qui va bien. Cela nécessite une adaptation et de la volonté, mais vous pouvez choisir de penser différemment. »

 

Signal d’alarme

Le blues du dimanche n’est jamais signe de problème ? Si. « Parfois, le problème est plus profond », indique Meredith. « Vous continuez à avoir des idées sombres pendant la semaine de travail, vous souffrez de plaintes physiques ou ce blues s’apparente petit à petit à une véritable aversion pour votre travail ? Alors, il faut se retrousser les manches. Il est peut-être temps d’écrire un nouveau chapitre de votre vie. »

« Cette prise de conscience ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un processus qui prend du temps. Un conseiller en orientation professionnelle peut vous guider, mais votre entourage peut aussi vous apporter une aide précieuse. Osez parler de ce que vous traversez. Mettez des mots sur vos sentiments. La vie n’a pas besoin de répondre aux dictats des médias sociaux. Cela ne marche pas comme sur des roulettes ? Il n’y a pas de quoi avoir honte. »

 

En savoir plus ? Meredith est l’auteur de « Niet perfect, toch content » et « Het overloop effect, 7 hefbomen voor een betere werksfeer »’ (Witsand Publishers, 24,95 €).

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