Du recrutement au maquillage : An a changé de cap suite à un coaching de carrière

An et Emilie révèlent ce que l’accompagnement de carrière a changé dans leurs vies, de petits ajustements sur mesure au changement radical.
Vous doutez de votre vocation ? Un coach de carrière peut vous aider à choisir une (nouvelle) voie. An et Emilie ont suivi une orientation professionnelle et partagent leurs expériences. Leur accompagnateur, Jan, cadre leur histoire.

Cet article commence par une confession. Il y a 3 ans, j’ai moi-même suivi un trajet d’orientation de carrière. À l’époque, j’étais journaliste freelance et copywriter, maman de deux enfants, et je venais d’acheter une maison… Tout à coup j’ai douté : allais-je rester rédactrice freelance jusqu’à la fin de ma carrière ?

 

Emilie Lachaert

L’orientation de carrière, parfois de simples ajustements

Sur les conseils d’une amie, je me suis adressée à un centre d’orientation de carrière avec lequel elle avait une bonne expérience. Après un court entretien téléphonique, j’ai pris rendez-vous avec un accompagnateur. Ici et là, il y avait des creux dans mon boulot : peu de feedback, souvent seule derrière mon pc toute la journée, le contact et l’engagement social me manquaient. Après quatre sessions de conseils, le résultat était très clair : oui, l’écriture était toujours ma grande passion, mais les conditions dans lesquelles je prestais mon travail pouvaient être adaptées, pour mieux me convenir.

J’ai pris un abonnement dans un bureau partagé pour avoir plus de contacts en journée, j’ai interrompu les boulots les moins stimulants et j’ai entamé une collaboration avec une autre rédactrice. Je pouvais ainsi avoir un écho, et assurer des projets plus ambitieux. Pas de changement radical de carrière donc, mais plusieurs petits ajustements qui ont eu un impact énorme sur mon bien-être professionnel. 

 

Et ça s’arrête là ?

Pour An Cornelis, cela s’est passé un peu différemment. Elle travaillait depuis 9 ans dans le secteur public, à titre de recruteur pour le secteur de la construction. « J’aimais mon boulot, j’avais beaucoup appris et pu profiter de belles opportunités. Mais d’une façon ou d’une autre, je restais sur ma faim et j’avais souvent l’impression que ça s’arrêtait là. »

« Sur les conseils d’un supérieur, j’ai suivi une orientation de carrière. Le premier entretien a été très révélateur. J’ai dû préparer deux lignes du temps, l’une privée et l’autre professionnelle, avec leurs pics et moments creux respectifs. La ligne professionnelle s’est avérée fort plate. Un bien triste constat après 9 ans de travail. »

« Rapidement, il est apparu clairement que je n’étais pas faite pour la structure d’une grande entreprise. Je suis quelqu’un de social, mais je n’aime pas travailler en équipe. » Après ce premier entretien, An a pris une décision drastique : elle a remis sa lettre de démission, sans trop savoir dans quelle direction elle allait s’engager. « Cela n’a pas été facile, mais j’avais le soutien de mon mari, heureusement. »

 

Un changement de carrière radical

An Cornelis, Bien Swanjee

An : « Pour la deuxième session, je devais mettre sur papier cinq choses qui m’apportaient de la satisfaction. J’étais à la maison avec les enfants, je n’ai pas eu fort difficile à trouver. Je ne suis vraiment pas une fée du logis et j’ai noté des banalités : soigner les plantes au jardin, m’occuper des enfants de ma belle-sœur,… Et mon accompagnateur en a tout de même sorti quelque chose.”

« Le pièces du puzzle trouvaient leur place peu à peu et des points forts ont fait leur apparition : je suis très organisée, j’aime rendre les choses plus belles, les améliorer et en prendre soin. Ces caractéristiques me collaient à la peau, mais difficile de les traduire en une fonction. » Toutefois, ces conclusions ont fait leur chemin dans l’esprit de An dans le courant des jours qui ont suivi.

« Je me suis souvenue d’un weekend passé à maquiller des copines qui étaient ravies », raconte-t-elle. « Et j’ai aussi repensé à mon frère, souffrant du cancer depuis ses 25 ans. À l’époque, mes deux sœurs se mariaient et il trouvait fort embarrassant de se rendre aux festivités, en raison des remarques éventuelles sur sa mauvaise mine. »

An a combiné ces deux expériences et a fondé un studio de maquillage nommé ‘Bien Swanjee’, destiné aux patients qui souffrent de maladies graves. Elle a rédigé un Business Plan et l’a présenté à son accompagnateur de carrière.

« En trois semaines, j’ai changé de cap. Nous sommes quelques années plus tard et je suis toujours ravie de ma décision. Je n’ai pas choisi la facilité, au niveau financier il faut parfois composer, mais je suis tellement plus satisfaite de mon travail. Et cela n’a pas de prix. »

 

Pas besoin de crise

Jan de Keyser, My Future Works

L’accompagnateur de carrière et méthodologue chez My Future Works, Jan De Keyser confirme que l’accompagnement de carrière connaît de nombreuses formes et résultats. « L’accompagnement de carrière, c’est intéressant pour tous les travailleurs qui se posent des questions quant à leur vocation », dit-il. « Certains veulent savoir si leur travail correspond encore ou vraiment à leurs intérêts, d’autres veulent juste un nouvel élan et révéler le lien avec leurs passions et leurs talents. »

« Il ne s’agit donc pas toujours d’un moyen mis en œuvre suite à une crise, une dépression ou un licenciement. Pas mal de gens se trompent à ce sujet. L’accompagnement de carrière est d’ailleurs bien plus efficace à titre d’outil de prévention. Cela aide à mettre les choses en perspective. Vous pouvez considérer qu’un accompagnateur de carrière est un incitant à chercher un peu plus loin les talents et les orientations possibles dans le travail. »

 

Bien s’orienter

« L’accompagnement de carrière est un processus qui va de l’intérieur vers l’extérieur », explique Jan. « Un accompagnateur aide à bien paramétrer votre boussole intérieure. Trouver ce que vous faites bien, ce qui vous stimule, les environnements qui vous conviennent. »

« On commence par s’attaquer aux questions qui vous occupent, ensuite, on paramètre la boussole qui va vous orienter quant à vos talents, atouts, valeurs et environnements favorables. Cette  boussole vous aidera tant à répondre à vos interrogations actuelles qu’à orienter vos choix futurs. Au mieux, les réponses s’imposent à vous et ce n’est pas à nous d’y répondre. »

 

Action !

« Le plus important, c’est que l’accompagnement de carrière ne reste pas sans conséquences. Il faut finir le trajet avec un plan d’action et entreprendre les premières démarches. Mais un accompagnement de carrière n’a pas toujours pour conséquence un changement radical, certaines personnes en concluent que leur boulot leur convient parfaitement ! Il s’agit avant tout de prendre la responsabilité nécessaire à faire de son travail une activité réalisable. »

 

Chèques carrière

Grâce aux chèques-carrière du gouvernement, un accompagnement de carrière est très abordable. Presque tous les travailleurs en Flandre et à Bruxelles ont droit au remboursement d’un accompagnement. Les chèques-carrière peuvent être commandés à l’ONEM dès que vous avez une année de travail presté, au statut d’employé ou d’indépendant. Vous pouvez les utiliser dans l’un des centres reconnus dont vous trouverez les coordonnées sur le site de l’ONEM. Un trajet dure de quatre à huit heures et peut être répété tous les six ans. Il ne coûte alors plus que 10 euros de l’heure.

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