Ces nouveaux jobs qui créent la robotisation

Les robots et systèmes intelligents changeront radicalement notre manière de travailler. Certains jobs sont voués à disparaître tandis que d’autres changeront radicalement. Comment évoluera notre travail au cours des dix prochaines années ? Nous avons posé la question à trois experts.
La robotisation va faire disparaître certains emplois, mais pour chaque job ainsi perdu, il y en aura 3,7 nouveaux d’ici 2030. Ce sont les chiffres qu’Agoria a avancés en collaboration avec VDAB, Le Forem et Actiris. Leur étude confirme donc les prévisions du Forum Économique Mondial selon lequel les robots et les systèmes intelligents créeront deux fois plus d’emplois d’ici 2025 au niveau mondial, par rapport aux jobs qu’ils remplacent.

584.000 offres d’emploi non pourvues d’ici 2030

Les robots qui exécutent des tâches administratives et les algorithmes qui remplacent l’intelligence humaine constituent vraisemblablement l’avenir. Mais contrairement à ce que certains craignent, ils ne rendront pas le capital humain superflu mais accroîtront justement les opportunités d’emploi. Si l’on en croit ‘Shaping the Future of Work’, une étude d’Agoria, 584.000 offres d’emploi ne pourront pas être pourvues d’ici 2030 dans notre pays.

 

 

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« D’ici 2030, 1 offre d’emploi sur 10 ne trouvera pas preneur dans notre pays » dit Jeroen Franssen, Lead Expert en Talent & Marché de l’Emploi chez Agoria. « Certains jobs sont voués à disparaître, d’autres seront créés, et la plupart des emplois changeront au niveau du contenu. 310.000 travailleurs et chômeurs doivent dès lors se recycler pour acquérir un nouvel emploi durable. De plus, 4,5 millions de travailleurs devront régulièrement mettre leurs compétences à jour. »

 

Fonction critique dans les services, l’enseignement et les soins de santé

Selon l’étude, ce sont surtout les offres d’emploi présentant un faible niveau de numérisation qui seront le plus difficile à pourvoir. C’est par exemple le cas dans le secteur des soins de santé (18 %) et de l’enseignement (13 %). Mais dans le secteur ICT aussi, l’écart se creuse entre l’offre d’emploi et la demande de talents. La demande augmentera essentiellement encore pour les profils d’experts numériques, de scientifiques, d’ingénieurs, d’infirmiers et de personnel soignant. Les autres jobs, comme les fonctions commerciales ou le métier d’employé de magasin ou encore d’opérateur de production, vont radicalement changer, ce qui nécessitera une formation continue. 

Lon Holtzer

Lon Holtzer, Ambassadeur des Soins prodigués en Flandre : « Dans le secteur des soins de santé, nous sommes depuis longtemps confrontés à une pénurie de personnel. Les robots soignants comme Zora ne pourront pas résoudre cela, même si la technologie au sens large du terme aura un impact important sur le secteur. Des jobs vont vraisemblablement disparaître, mais en même temps on a de plus en plus besoin de personnes spécialisées et le contenu des jobs existants va fondamentalement changer. Pensons aux opérations utilisant des robots, à la télésurveillance, la médication personnalisée, la distribution automatisée des médicaments, aux dossiers numérisés des patients, etc. Cette technologie ne fait pas tellement disparaître des emplois, mais requiert surtout de nouvelles compétences. »

 

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Une formation continue pour tous les profils

Que vous disposiez d’un diplôme d’ingénieur, que vous soyez informaticien, scientifique ou infirmier, ce n’est pas nécessairement gagné d’avance. « Tous les profils devront mettre leurs compétences numériques à jour, indique Jeroen Franssen. « Ce sera aussi le cas des profils ICT, qui à cet égard ont déjà une bonne connaissance de base, car leur job change rapidement. Le design, la sécurité et la sécurité au niveau privé sont par exemple de plus en plus importants. »

« En termes de formation, il y a – du moins dans le secteur des soins de santé – de nombreuses mesures à prendre », reconnaît Lon Holtzer. « Les personnes qui suivent une formation aujourd’hui, sont celles qui travailleront dans dix ans. Mais actuellement, dans les formations liées aux soins de santé, trop peu d’attention est accordée à l’intégration et à l’impact de la technologie.

Sur le marché de l’emploi actuel, on demande pourtant déjà des prestataires de soins ayant des compétences technologiques. C’est pourquoi la Haute École VIVES organise depuis quelques années un bachelier en technologie des soins.

Peter Burggraeve

Peter Burggraeve, enseignant : « Les fabricants d’équipements médicaux notamment avaient besoin de profils capables d’aider les prestataires de soins à utiliser de nouvelles applications. Non pas des ingénieurs, mais des personnes parlant le même langage que le prestataire de soins et pouvant établir un lien entre les soins et la technologie. Nous avons commencé avec quinze étudiants qui sont à présent tous diplômés et ont quasi immédiatement trouvé un emploi. Cette année, nous comptons vingt-cinq jeunes qui suivent cette formation. Nous remarquons qu’il est parfois difficile de convaincre leurs parents : on n’aime pas ce qu’on ne connaît pas. »

 

Davantage qu’un cours d’Excel

Chaque travailleur va donc être tenu d’améliorer ses compétences numériques. « Et je ne parle pas d’un cours d’Excel », dit Jeroen Franssen, « mais bien de collaboration virtuelle, de traitement de données numériques, d’interventions médicales réalisées à l’aide de robots, … De plus, nous devons réfléchir à la manière dont nous pouvons déployer des personnes dans de nouveaux jobs par le biais de programmes personnalisés. Si à terme nous avons par exemple 1.500 militaires qualifiés, pouvons-nous les utiliser pour tester les systèmes informatiques des pouvoirs publics ? On peut aussi voir cela comme la Défense Nationale. Par ailleurs, il faut observer les choses de manière intersectorielle, même si ce n’est pas une tâche aisée. »

 

Les jobs d’avenir

Les compétences numériques joueront au final également un rôle capital dans les nouveaux emplois qui viendront à être créés. L’étude d’Agoria fait par exemple référence aux filtreurs, transformateurs et protecteurs d’informations, mais aussi aux planificateurs de la mobilité et aux coachs en consommation.

« Au fur et à mesure que nos habitudes de consommation changent, les personnes auront peut-être besoin de soutien. Pour les gros consommateurs, un tel coach peut intervenir comme une sorte de coach de style qui recherche les styles et les couleurs appropriés parmi l’offre gigantesque proposée en ligne et hors ligne. Pour ceux dont le budget est plutôt limité, un tel coach en consommation jouera davantage le rôle de coach budgétaire. Un planificateur de la mobilité peut quant à lui être considéré comme une personne qui prévoit des créneaux horaires pour différents types de transport, des drones aux voitures connectées, de manière à garantir leur itinéraire et à pouvoir se déplacer le plus efficacement possible. 

Bref, l’avenir sera intelligent et numérique, et il est préférable de s’y préparer.

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