27 % des employés transgenres ont quitté leur emploi en raison d’un environnement hostile

À l’occasion de la journée internationale de la visibilité transgenre, StepStone, l’une des principales plateformes d’emploi en Belgique – a interrogé 286 employés transgenres issus de différents secteurs du pays.

27 % des employés transgenres ont quitté leur emploi en raison d’un environnement hostile

À l’occasion de la journée internationale de la visibilité transgenre, StepStone, l’une des principales plateformes d’emploi en Belgique – a interrogé 286 employés transgenres issus de différents secteurs du pays.

L’enquête de StepStone « Expérience des personnes transsexuelles au travail 2017 » met en lumière les défis que les employés trans* rencontrent actuellement au sein des entreprises belges. Au total, 286 employés transgenres ont partagé leurs expériences personnelles vécues au travail et ont évoqué les obstacles majeurs qu’ils doivent surmonter.

Des témoignages poignants

« À l’heure actuelle, les employés transgenres de Belgique continuent de rencontrer un certain nombre de problèmes. L’enquête révèle en effet qu’ils sont plus d’un quart à avoir déjà démissionné en raison d’un cadre de travail dans lequel ils ne se sentaient pas les bienvenus. Les répondants sont 62% à s’être déjà sentis discriminés sur leur lieu de travail en raison de leur identité. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la moitié des employés transgenres aient déjà éprouvé le besoin de cacher leur identité et/ou expression de genre à leurs collègues au cours de leur carrière. »

Eefje van der Meer, membre du conseil d’administration de Transgenderkring Vlaams-Brabant (Association transgenre du Brabant flamand), confirme les conclusions de l’enquête : « Nous recevons régulièrement des témoignages poignants de la part de nos membres concernant des discriminations dont ils sont victimes au travail, mais aussi lors d’activités sociales et au sein de leur propre famille. Ces dernières années, nous avons heureusement constaté que les gens étaient de plus en plus disposés à aborder le sujet. Les employeurs sont de plus en plus nombreux à nous contacter – nous ou d’autres organisations transgenres comme Transgenderinfopunt – afin d’obtenir des conseils et de savoir comment offrir aux personnes transgenres le meilleur soutien possible sur le lieu de travail. »

L’enquête de StepStone a également débouché sur des constats positifs. Au total, 64 % des employés transgenres estiment que leurs performances professionnelles se sont améliorées depuis leur transition, et plus de trois quarts d’entre eux (76 %) ont reçu des réactions positives de leurs collègues lors de leur transition. Ces résultats démontrent clairement que la transition aura dans la plupart des cas un impact positif sur l’expérience au travail.

Le gouvernement et les RH pourraient offrir un meilleur soutien

L’étude nous apprend également que le gouvernement belge pourrait mettre en place toute une série de mesures majeures afin de soutenir les personnes transgenres sur leur lieu du travail. En effet, 80 % des francophones et 44 % des néerlandophones interrogés estiment que le gouvernement ne déploie pas suffisamment d’efforts dans ce sens.

« Ces résultats montrent que nous avons encore de nombreux défis à relever », estime Michel Pasteel, directeur de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, un service public indépendant créé en Belgique en 2002 afin de lutter contre la discrimination fondée sur le sexe. « Cela fait 10 ans que notre Institut s’efforce de sensibiliser la population à la question des droits des personnes transgenres. Nous étudions leur situation et problèmes personnels, nous adressons des recommandations à toutes sortes de parties prenantes, nous gérons les plaintes et représentons en justice les personnes transgenres qui ont été victimes de discrimination. » Michel Pasteel se rend toutefois compte que la partie francophone du pays compte moins d’organisations actives. « Bien souvent, ces associations sont les principaux partenaires avec qui nous collaborons afin de transmettre les bonnes informations aux personnes transgenres », ajoute-t-il.

Tout comme le gouvernement, les départements RH semblent avoir un rôle crucial à jouer dans le soutien des employés transgenres. Durant leur transition, ces derniers se sont sentis près de trois fois plus acceptés par leurs collègues lorsque leur département RH leur offrait un soutien (92 % contre 35 %).

À travers l’enquête « Expérience des personnes transsexuelles au travail 2017 », StepStone espère sensibiliser davantage le grand, public aux problèmes que rencontrent les employés transgenres en matière d’emploi et aider la société dans son ensemble à comprendre les obstacles importants qu’ils doivent surmonter.

*« Trans » est un terme générique utilisé pour désigner les personnes travesties, transgenres, transsexuelles et toute autre forme de variation de genre. Ce terme ne faisant pas référence à un problème ou à un trouble, il évite toute stigmatisation et/ou médicalisation de la condition.

L’enquête de StepStone « Expérience des personnes transsexuelles au travail 2017 » met en lumière les défis que les employés trans* rencontrent actuellement au sein des entreprises belges. Au total, 286 employés transgenres ont partagé leurs expériences personnelles vécues au travail et ont évoqué les obstacles majeurs qu’ils doivent surmonter.

Des témoignages poignants

« À l’heure actuelle, les employés transgenres de Belgique continuent de rencontrer un certain nombre de problèmes. L’enquête révèle en effet qu’ils sont plus d’un quart à avoir déjà démissionné en raison d’un cadre de travail dans lequel ils ne se sentaient pas les bienvenus. Les répondants sont 62% à s’être déjà sentis discriminés sur leur lieu de travail en raison de leur identité. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la moitié des employés transgenres aient déjà éprouvé le besoin de cacher leur identité et/ou expression de genre à leurs collègues au cours de leur carrière. »

Eefje van der Meer, membre du conseil d’administration de Transgenderkring Vlaams-Brabant (Association transgenre du Brabant flamand), confirme les conclusions de l’enquête : « Nous recevons régulièrement des témoignages poignants de la part de nos membres concernant des discriminations dont ils sont victimes au travail, mais aussi lors d’activités sociales et au sein de leur propre famille. Ces dernières années, nous avons heureusement constaté que les gens étaient de plus en plus disposés à aborder le sujet. Les employeurs sont de plus en plus nombreux à nous contacter – nous ou d’autres organisations transgenres comme Transgenderinfopunt – afin d’obtenir des conseils et de savoir comment offrir aux personnes transgenres le meilleur soutien possible sur le lieu de travail. »

L’enquête de StepStone a également débouché sur des constats positifs. Au total, 64 % des employés transgenres estiment que leurs performances professionnelles se sont améliorées depuis leur transition, et plus de trois quarts d’entre eux (76 %) ont reçu des réactions positives de leurs collègues lors de leur transition. Ces résultats démontrent clairement que la transition aura dans la plupart des cas un impact positif sur l’expérience au travail.

Le gouvernement et les RH pourraient offrir un meilleur soutien

L’étude nous apprend également que le gouvernement belge pourrait mettre en place toute une série de mesures majeures afin de soutenir les personnes transgenres sur leur lieu du travail. En effet, 80 % des francophones et 44 % des néerlandophones interrogés estiment que le gouvernement ne déploie pas suffisamment d’efforts dans ce sens.

« Ces résultats montrent que nous avons encore de nombreux défis à relever », estime Michel Pasteel, directeur de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, un service public indépendant créé en Belgique en 2002 afin de lutter contre la discrimination fondée sur le sexe. « Cela fait 10 ans que notre Institut s’efforce de sensibiliser la population à la question des droits des personnes transgenres. Nous étudions leur situation et problèmes personnels, nous adressons des recommandations à toutes sortes de parties prenantes, nous gérons les plaintes et représentons en justice les personnes transgenres qui ont été victimes de discrimination. » Michel Pasteel se rend toutefois compte que la partie francophone du pays compte moins d’organisations actives. « Bien souvent, ces associations sont les principaux partenaires avec qui nous collaborons afin de transmettre les bonnes informations aux personnes transgenres », ajoute-t-il.

Tout comme le gouvernement, les départements RH semblent avoir un rôle crucial à jouer dans le soutien des employés transgenres. Durant leur transition, ces derniers se sont sentis près de trois fois plus acceptés par leurs collègues lorsque leur département RH leur offrait un soutien (92 % contre 35 %).

À travers l’enquête « Expérience des personnes transsexuelles au travail 2017 », StepStone espère sensibiliser davantage le grand, public aux problèmes que rencontrent les employés transgenres en matière d’emploi et aider la société dans son ensemble à comprendre les obstacles importants qu’ils doivent surmonter.

*« Trans » est un terme générique utilisé pour désigner les personnes travesties, transgenres, transsexuelles et toute autre forme de variation de genre. Ce terme ne faisant pas référence à un problème ou à un trouble, il évite toute stigmatisation et/ou médicalisation de la condition.