Bruxelles, le 28 mai 2008 - 38% des Belges envisageraient de chercher un travail à l'étranger, selon une enquête menée par StepStone. Une part importante des Belges osent donc passer les frontières de leur pays pour trouver un travail. Travailler à l'étranger est par ailleurs plus un souhait des hommes que des femmes.
Il est intéressant de remarquer que si nos pays voisins continuent d'attirer les travailleurs belges, les pays plus lointains ont également les faveurs de ces derniers. La France et le Luxembourg remportent le plus de succès auprès des Belges qui souhaitent tenter leur chance à l'étranger, suivi par le Canada et les Etats-Unis. A la cinquième place se trouve l'Angleterre. Les Pays-Bas n'atteignent pas le 'top 5' cette année tandis qu'ils tenaient la quatrième place il y a deux ans.
D'après l'enquête, cet attrait pour l'étranger risque de durer. Plus d'une personne sur trois ayant ce désir d'aller travailler à l'étranger, souhaiterait y rester pour au moins 5 ans. Il s'agit de 39% des hommes. Les projets à plus court terme sont par contre moins populaires. Seule une minorité envisagerait un séjour de moins d'un an dans une société étrangère. Il y a deux ans, ces projets à plus court terme attiraient plus de monde.
L'enquête en question mesure également les motivations des personnes qui désirent partir travailler à l'étranger. La plupart mentionnent l'expérience enrichissante que cela représente et beaucoup disent également avoir l'ambition de vouloir tenter une expérience à l'étranger. Sont également mentionnés l'intérêt de découvrir une autre culture, les possibilités d'évolution et un travail plus passionnant encore.
Les personnes titulaires d'un diplôme supérieur sont plus enclines à vouloir tenter leur chance à l'étranger que les autres. Tandis que 43% des universitaires envisageraient de partir, le nombre de diplômés d'une école supérieure est considérablement plus bas, avec 37%. Les personnes ayant pour plus haut diplôme celui des secondaires ne sont que 28% à souhaiter travailler à l'étranger. Les hommes et les femmes n'ont par ailleurs pas les même souhaits : tandis que la moitié des hommes désireraient tenter leur chance à l'étranger, ce n'est le cas que pour 30% des femmes.
"Nous remarquons clairement que les frontières en Europe s'estompent et que les personnes n'ont pas peur d'aller travailler à l'étranger, il s'agit même au contraire d'un désir. Travailler à l'étranger devient de nos jours nettement plus envisageable grâce à l'évolution des dernières années, mais la différence culturelle reste un obstacle. Nous remarquons d'ailleurs que les personnes souhaitent tout d'abord partir dans un pays dans lequel leur langue maternelle est parlée. Les Néerlandophones préfèreront par exemple davantage les Pays-Bas et les Francophones la France', explique Jan Heiremans, Country Manager de StepStone Belgique.
5856 chercheurs d'emploi belges ont participé à cette enquête de StepStone.